L’AÎNÉ

Il existe des violences dont on parle peu.
Parce qu’elles se passent dans la chambre d’à côté.
Parce qu’elles se confondent avec des jeux d’enfants.
Parce qu’elles fissurent le récit que la famille veut faire d’elle-même.

L’aîné raconte l’une d’elles.

Un récit incarné, sans faux-semblants.

Un partage.

Peut-être une main tendue à celles et ceux qui cherchent encore leurs mots.

Parlez-en autour de vous.
Offrez-le.
Faites-lui une place.

Pour que ces histoires cessent d’être condamnées au silence.

Couverture d'un livre intitulé "L'Âiné" d'Élise Mask avec une illustration d'une branche d'arbre. La couverture est beige et le livre repose sur une surface en béton.

Résumé

Résumé •

L’aîné est le récit d’un inceste que l’on tait : l’inceste fraternel, celui qui se dissimule derrière l’expression trompeuse de « jeux d’enfants ».

C’est l’histoire d’une famille bourgeoise clanique, au-dessus de tout soupçon.
C’est l’histoire d’une mémoire longtemps figée, soudain réveillée par la colère d’un autre.
C’est l’histoire de Ninou, qui s’extrait du silence après trente ans de déni et de loyauté sans faille.

Une voix se lève sans entrave ni fausse pudeur, et s’adresse aux protagonistes d’hier et d’aujourd’hui.

Ce livre lève un tabou dans le tabou : celui de l’inceste fraternel, une violence rarement nommée et souvent minimisée.

Mais L’aîné ne raconte pas seulement l’abus. Il raconte aussi ce qu’il en coûte d’y survivre — et le lent chemin par lequel une mémoire longtemps verrouillée trouve enfin les mots pour se dire.

Le texte avance sous forme de lettres intérieures : des paroles adressées à l’enfant qu’elle fut, à ceux qui ont participé au silence, et à celles qui ont rendu possible la réparation.

L’aîné, c’est un récit.
Et c’est le mien.